lun.

04

juil.

2011

Un dos argenté

0 commentaires

mer.

11

mai

2011

Les gorilles

Le gorille est l'exemple même de la "vraie" force tranquille.Il vit en collectivité,et assure la sécurité de son groupe.Il se met en avant au moindre danger sans agressivité.Celui-ci a été photographié par un ami au Rwanda en totale liberté.

14 commentaires

lun.

14

févr.

2011

Les stages de négociation

Les stages "Négociation de crise" ne sont pas réservés aux professionnels, mais au contraire, adaptés pour tout le monde.

Lors d'un conflit quel qu'il soit, il est nécessaire d'utiliser les bons mots pour éviter les pires maux".

Dans les formations que nous encadrons, à l'ADAC ou ailleurs, nous insistons sur l'aspect communication et nous enseignons aux élèves tout d'abord, les techniques d'apaisement, pour ne pas en venir aux mains.

La gestion du stress et l'analyse correcte de la situation font également partie de cette formation avant même d'aborder l'aspect technique et tactique d'une confrontation physique. 

Le rappel à la loi est constant et notamment tous les textes concernant la légitime défense.

Le stagiaire est amené à se poser les questions essentielles.

Ce que je veux faire.

Ce que je peux faire.

Ce que je dois faire.

Et finalement, après une analyse correcte, une prise de décision:

Ce que je vais faire.

 

Robert

10 commentaires

lun.

31

janv.

2011

Création du site

 

Bonjour à tous et bienvenue sur le site !

 

Mes chers amis,

Je ne suis pas encore bien formaté pour utiliser ce site de manière efficace

mais je vous promets de faire des progrès.

Quoiqu'il en soit, je vous remercie pour vos messages sympas et ne m'en veuillez pas si je ne réponds pas immédiatement.

 

Robert

 

18 commentaires


                              LA BOXE DE RUE, C'EST QUOI???

La boxe est un sport de combat utilisant des mouvements de percussion appelés "coups".
Le concept Boxe de rue a été élaboré par Robert Paturel "au fil du temps"en étudiant toutes les disciplines ayant pour objectif commun la recherche de l'efficacité.
Il s'est rapproché de son ami Eric Quequet qui travaillait déjà sur le concept "défense de rue".
Le fait de côtoyer des gens comme Dan Innosanto, Lee Kwan Young, Charles Joussot et tant d'autres lui a  laissé entrevoir la possibilité  de rassembler en une seule méthode les techniques les plus à même d'être utilisées en présence d'un stress aiguë .
Quand on parle de boxe de rue , les gens pensent uniquement aux coups frappés. Hors la discipline est beaucoup plus complète que cela.
Robert sait de quoi il parle, le stress, il connait, issu des quartiers, il a travaillé 3 ans en discothèques avant d'intégrer la Police, il est allé 3 ans en commissariat avant d'intégrer la compagnie sportive grâce à son statut d'athlète de haut niveau.
6 fois Champion de France, champion d'Europe de Boxe Française avec plus de 100 combats.
Pendant toute cette période il a entraîné les Policiers de la BRI (la fameuse brigade anti-gang) et a fait partie de la BAC (la brigade anti-commando). Puis il intègre le RAID ou il aura plusieurs casquettes, intervenant, formateur opérationnel et terminera comme négociateur.
Ces recherches l'ont toujours poussé à étudier le stress et ses effets, il a compris que ce stress peut être un allié pour certains et un handicap pour d'autre.

La méthode boxe de rue va intégrer différents facteurs:
Déjà !!on va prôner l'évitement, en laissant de côté cette fierté qui nous pousse parfois à déborder dans le mauvais sens. On va donc si la situation ne met personne en danger , s'éloigner de l'éventuel incident. Fuir une éventuelle menace. Le moyen d'action en défense ne sera déclenché que si notre vie ou celle d'une autre personne est en danger.
On va réveiller le sens civique de chacun également ce fameux esprit chevaleresque pour porter secours à un tiers en difficulté.
On va étudier les éléments constitutifs de la légitime défense, on va procéder à une étude approfondie du stress et de ces effets.
On va décortiquer toutes les phases d'une agression, qu'elle soit verbale ou physique.
On va analyser le comportemental ( le notre et celui de l'autre).
On va travailler sur notre façon de nous exprimer.
On va travailler notre façon de marcher (épaules droites, tête haut, regard vigilant).
On va tester notre réactivité
On va tester notre capacité à agir, avec raison, malgré les émotions.
On va comprendre qu'il est normal d'avoir peur dans certaines situations.
On va éveiller le seuil de vigilance selon les situations.
Le courage est cette petite marge que laisse la peur pour la réalisation d'une action.

               Le stress et les charges émotionnelles en intervention:

En intervention, chaque décision est une combinaison de souvenirs et de réflexion logique en fonction des délais disponibles et du degré d’expérience au combat.
Lorsque la situation est familière l’appel aux souvenirs va être immédiat et automatique (réflexes conditionnés). Or, ces souvenirs contiennent  des charges affectives émotionnelles.
Ces charges ont une intensité et un «signe». Elles peuvent en arriver à bloquer la partie réflexion (néocortex ou préfrontal) ou du moins l’altérer de façon significative. En dessous d’un certain niveau d’intensité, le stress qu’elles provoquent stimule les facultés intellectuelles, au dessus de ce seuil, il les affaiblit (stress négatif). Si l’expérience passée a été négative, les émotions enverront un signal indiquant que ce n’est pas une chose à refaire. Leurs action sera plutôt inhibitrice.Inversement si l’expérience passée a été un succès, les émotions pousseront à agir de la même façon (stress positif).
Plus la banque de réponses typiques positives est riche, plus il a de chances de trouver des bonnes réponses, et paradoxalement, plus cette recherche est rapide.
Ce phénomène explique pourquoi l’homme est désemparé devant l’inconnu. (Il ne peut être aidé par des expériences antérieures),et pourquoi il est préférable d’agir sur un fond de victoires. Si la situation ne ressemble pas  à quelque chose de connu, ou si la solution qui vient à l’esprit ne convient pas, la réflexion «logique» prend le relais. Un novice qui par définition, ne possède qu’une faible expérience, sera obligé de compenser cette lacune par plus de réflexion logique. Ce qui n’est pas évident sous stress intense. Or, cette réflexion sera toujours beaucoup plus longue et plus couteuse en énergie que l’appel aux souvenirs et aux automatismes enregistrés et « archivés » dans le cerveau limbique  (le cerveau émotionnel) ce qui permet de les restituer même en situation de stress de combat. D’ou l’importance des répétitions lors de tout apprentissage.

COMMENT LE CERVEAU RÉPOND À LA VIOLENCE!!

 Mascret du figaro magazine nous invite à comprendre la réaction du cerveau face à la violence. Essayons de mettre la part d’ombre des arts martiaux sous la lumière de la neurobiologie.
La suite de l’article que nous avions écrit «
Les arts martiaux sont-ils encore efficaces » fut mis sous l’éteignoir par les magazines spécialisés malgré les témoignages fructueux de certains professeurs d’arts martiaux et sports de combat. Malgré vos certitudes, vos Dan et/ou vos diplômes, ne croyez surtout pas que vous êtes à l’abri d’un Freezing lors d’une agression aussi banale soit-elle. Mais chut !!! Nous vivons dans une société dans laquelle il faut faire entendre aux gens les mots qu’ils veulent entendre, souvent pour des raisons mercantiles. Comme le souligne Paulo Coelho, l’ennemi n’est pas celui qui te fait face, l’épée à la main. C’est celui qui est à côté de toi le poignard dans le dos. Celui ou celle qui n’a jamais connu ou vécu une agression physique (ou même verbale) ne peut comprendre la progression psychologique propre à l’humain. On le répètera jamais assez, on n’apprend pas à nager avec un manuel. Le problème dans notre société est que de nombreux enseignants (arts martiaux entre autre) se prennent pour des surveillants de baignade professionnels sans jamais avoir mis un pied dans l’eau. La neurobiologie explique pourquoi les victimes ne crient pas pour alerter, ou semblent parfois peu affectées par une agression. Les récits de victimes de violences ne manquent pas (hélas), avec lorsqu'ils sont exposés publiquement, une étrangeté. Au lieu de susciter une compassion légitime, ils déclenchent parfois des réactions d'incompréhension de ceux qui ne les ont pas vécues en raison du manque de réaction des victimes. Les progrès de la neurobiologie et des techniques sophistiquées d'imagerie cérébrale éclairent pourtant d'un jour nouveau ce qui se passe dans le cerveau lors d'une agression et la constitution, ensuite, d'une mémoire traumatique.

Pourquoi n'ai-je pas crié? Pourquoi ne me suis-je pas débattu?

Contrairement à ce que pensent de nombreuses victimes qui n'ont pas eu la présence d'esprit de réagir et la chance de bénéficier d'une aide spécialisée ultérieure, le choix ne leur appartenait pas. Dans un réflexe de survie psychique, leur cerveau a tout simplement choisi de les paralyser.

«L'agresseur qui isole, terrorise la victime va créer chez elle un sentiment de frayeur, de perte de repères, parfois même un sentiment de danger de mort qui la sidère», détaille le Dr Muriel Salmona, psychiatre-psychothérapeute et présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie lors du colloque de la chaire santé de Sciences Po organisée vendredi 14 mars à Paris avec le soutien de la MGEN.

« Cette sidération empêche de contrôler le stress extrême éprouvé, ajoute-t-elle, et le cerveau va disjoncter puisqu'il ne parvient pas à moduler la réponse émotionnelle.» Comme sous l'effet d'un venin paralysant, la victime sidérée ne peut plus réagir, se défendre, crier, s'enfuir.

Spectateur des violences

Deuxième mécanisme de survie psychique, la dissociation, autrement dit la déconnexion émotionnelle. Se dissocier permet d'être spectateur des violences que l'on subit, de s'en détacher. Mais les conséquences vont bien au-delà.

 

« Quand on est dissocié, on est anesthésié émotionnellement, ce qui va désamorcer les réactions d'empathie que les autres auraient normalement », détaille le Dr Salmona. Car lorsque l'on n'exprime pas d'émotions sur son visage, les autres ne les ressentent pas. Ce qui explique qu'une femme battue puisse l'être sans que personne ne s'en doute.

Ce qui explique aussi que des médecins ou des policiers peu expérimentés aient parfois l'impression que l'agression est anodine, voire peu probable, puisque la victime semble si bien la supporter. Mais c'est précisément parce que l'agression est insoutenable que la dissociation se produit. Enfin, certaines victimes, pour diminuer leur angoisse, prennent des produits qui accentuent la dissociation, tels l'alcool ou la drogue. D'autres s'efforcent paradoxalement d'augmenter leur stress en se remettant par exemple dans des situations à risque pour «disjoncter» à nouveau.

Conduites d'évitement

Troisième processus, certaines victimes vont se retirer de la plupart de leurs activités d'«avant» et adopter des conduites d'évitement, de contrôle de leur environnement. Mais ce retrait risque au contraire de renforcer la mémoire traumatique. « Elle transforme l'espace de vie en terrain miné », souligne le Dr Salmona. Pourtant, une prise en charge spécialisée permettrait de transformer cette mémoire toxique en une mémoire autobiographique, où l'on est capable de raconter ce qui est arrivé. « C'est pourquoi il ne faut pas tout miser sur une résilience spontanée », insiste-t-elle.

Dans son livre Comment l'esprit oublie et se souvient (non traduit), Daniel Schacter, professeur de psychologie à Harvard, explique de la même manière qu'« il est important de faire la distinction entre ruminer des événements douloureux et les dévoiler à d'autres ». Dans le premier cas, cela aggrave la situation, dans le second, cela produit au contraire des effets bénéfiques en profondeur. ».

Pour éviter le coup du râteau martial, il est bon de méditer sur cet adage. La paix intérieure commence dès

l’instant ou vous choisissez de ne pas laisser les autres ou les évènements contrôler vos émotions. Pour cela, il faut commencer à apprendre à les gérer. Eric Garnier Sinclair A.D.R.V

Se préparer au combat:
Il y a bientôt soixante ans que je pratique et enseigne la boxe française, mais aussi d'autres formes de combat.C'est pas pour autant que je me crois arrivé.
(l'expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui n'éclaire que le chemin déjà parcouru". Très tôt j'ai eu le sentiment que la pratique d'une seule discipline ne permettait pas d'être efficace dans un vrai combat, quel qu'il soit, ce qui m'a poussé à diversifier mes recherches. De nature curieuse, éclectique, j'ai à peu près tout essayé, avec plus ou moins de bonheur, et même si je n'ai que très peu connu certaines d'entre elles, j'en ai toujours tiré quelque chose.
Je me suis vite aperçu que la technique, bien que nécessaire n’était pas le seul élément permettant la réussite, le mental est donc primordial.
Mes trois années passées en discothèque comme portier m'ont ouvert l'esprit.
Je me suis bien sûr immédiatement intéressé aux travaux de tous mes confrères en ce qui concerne le stress et nous nous rejoignons, ce qui est normal quand on prend le même chemin.Néanmoins j'ai trouvé que les recherches menées dans ce domaine par mes collègues et amis manquaient de "développement". Je me suis donc intéressé au problème plus intensément ,étant issu d'un groupe dans lequel on côtoie le danger en permanence cela devenait vital.
Il n'existe pas de livre ou de  recette permettant de sortir vainqueur demain d'un hypothétique combat. Des recettes il n'y en a pas, ou plutôt il y en a trop : presque autant qu'il y a de styles ! Si je n'ai qu'un conseil à donner, ce sera celui-ci : ne jamais s'imaginer bien armé face au combat, sûr d'en savoir assez pour faire face à toute situation. Il n'y a qu'un maître-mot pour espérer sortir par le haut d'une confrontation , l'évitement d'abord, trouver de bonnes raisons  de ne pas laisser parler ses nerfs ou son orgueil. Apprendre ensuite, encore et toujours, s'entraîner comme un élève éternel. « On ne peut pas tout savoir, mais on doit savoir qu'on ne sait pas tout ». On doit savoir que le meilleur moyen de rester  dans la course  est encore de se remettre perpétuellement en question : les techniques de combat sont en permanente mutation. Si on n'avance plus on commence à reculer.
Je ne suis sûr de rien, ou presque, mais je suis sûr d'une chose au moins : le combat est loin d'être une science exacte. Quelle que soit la discipline ou la tactique employée, il y a tellement de paramètres qui entrent en jeu que la technique proprement dite ne représente qu'un facteur de réussite parmi d'autres : elle est évidemment  loin d'être négligeable, mais elle n'est en aucun cas déterminante à elle seule.
Des livres de qualité, il en existe déjà beaucoup sur toutes les disciplines. En revanche, il me paraît très intéressant d'aborder l'aspect « émotionnel » du combat, ce que l'on peut ressentir avant, pendant et après une confrontation.
Si Charlemont (le fondateur de la boxe, française) revenait sur terre aujourd'hui, il ne serait pas en mesure de transmettre quoi que ce soit à nos champions. En revanche, il pourrait découvrir peut-être certaines améliorations, améliorations qui n'ont été possibles, quoi qu'en disent les anciens, que dans la mesure où la savate s'est frottée aux autres disciplines. Le conformisme des arts martiaux traditionnels n'a pas permis à leurs techniciens de s'adapter aux conditions réelles de la vie contemporaine et de trouver la clé d'une self-défense efficace. On impose aux pratiquants, dans les dojos les plus anciens, des mouvements totalement dépassés sous le prétexte qu'il s'agit de conserver un patrimoine culturel ancestral.
Je suis complètement d'accord sur le fait d'entretenir ces traditions, mais ne mélangeons pas , j'ai d'ailleurs plusieurs amis 7 eme Dan de Karaté qui pratiquent le self défense, la boxe de rue et le bâton chez moi. Ils me disent d'ailleurs que ces nouvelles pratiques les aides dans leur karaté traditionnel, car de toute façon il y a énormément de similitudes dans la gestuelle. "il n'y a pas cinquante façon de combattre ,il n'y en a que deux (la bonne et la mauvaise).
C'est ici que se situe pour moi la différence essentielle entre l'art martial et le sport de combat. Ce dernier se doit de répondre à un souci d'efficacité : il doit évoluer et s'adapter sans cesse, ce dont se moquent bien certains maîtres d'arts martiaux traditionnels qui continuent imperturbablement d'enseigner la maîtrise du sabre alors que le port de cette arme sera de toute façon interdit! Quant au mythe du vieil asiatique capable de terrasser une poignée de costauds d'un seul coup, comme par enchantement, je peux dire, pour avoir beaucoup voyagé, qu'il fait bien rire...  les asiatiques eux-mêmes, à commencer par les vieux sages qui n'iraient pas risquer la blessure pour rien, en s'attaquant à la jeunesse !
Malgré une certaine expérience, je dis souvent à mes élèves que si je leur donnait un vrai couteau et qu'ils me portent de "vraies attaques", je serais probablement très vite blessé .Le monde change, la nature des attaques et le profil-type des agresseurs ne sont plus les mêmes. On a vu apparaître de nouvelles criminalités dues notamment à la dépendance à certains produits stupéfiants. De même, l'abus d'alcool chez certains jeunes est un phénomène qui a tendance à se banaliser, donnant naissance à de nouvelles violences multiformes. Les risques sont inchangés, mais les peines encourues sont beaucoup plus élevées pour celui qui a réussi à sauver sa vie au détriment de son agresseur. On excusera plus volontiers celui qui s'en sort mal, voire très mal, quand bien même il est avéré qu'il a bien été l'agresseur, que celui qui pour se défendre a su trouver les gestes efficaces et décisifs. Pour avoir souvent connu des situations  à risques, je peux vous assurer qu’il n’est pas toujours aisé de restituer les techniques apprises, si elles ne sont pas  enregistrées et automatisées.
Puis ces derniers mois nous avons vu apparaître une criminalité due à un certain fanatisme religieux, jusque là plutôt larvée, cette criminalité est menée par des fous extrémistes qui veulent ré instaurer par la terreur, un mode de vie moyenâgeux en massacrant tous ceux qu’ils estiment être des mécréants ou des non croyants.

Le phénomène « amok » se multiplie aussi, un type « pète les plombs » et décide d’assassiner un maximum de monde avant de se donner la mort ou de se faire abattre. Des gens qui parfois veulent simplement en finir mais n’ont pas le courage de se donner la mort « les suicides by cop », ou veulent un retentissement médiatique et que l’on parle d’eux, (parfois les deux).
Aujourd'hui, l'insécurité semble être la préoccupation première de nos concitoyens.
Une technique, afin d'être efficace, doit être adoptée par les personnes censées garantir la sécurité du pays et de son peuple. Elle doit devenir, à force de répétitions, une action-réflexe : c'est là le seul moyen de trouver la clé de l'efficacité instantanée. S'il existe un domaine où il faut constamment avancer, c'est bien le combat, surtout quand on est policier. On sait que la délinquance est souvent à la pointe du progrès ; pour les forces de l'ordre, la stagnation devient très vite l'antichambre de la régression. Un policier qui n'est pas préparé n'est ni plus ni moins qu'un lion sans griffes.
Vouloir être policier ou gendarme suppose de se donner les moyens de son action. Les voyous ne sont plus impressionnés, ni par la tenue, ni même par l'arme des forces de l'ordre.
"Un Policier qui ne pratique pas c'est un maître nageur qui ne sait pas nager."

Il arrive un moment où seul l'usage de la force (juste et mesurée) peut porter ses fruits. Mais la formation technique ne vaut rien sans les moyens physiques, la préparation mentale et la volonté d'agir qui permettront de l'appliquer.
Le savoir
Le vouloir
Le pouvoir
SVP
A bon entendeur ...

Robert Paturel
Diplômé d’état BEES 2 Boxe française
Champion de France et d’Europe
Fondateur de la méthode tonfa sécurité
Fondateur de la méthode boxe de rue

Protegor : Pourquoi la boxe de rue ? Surtout venant d’une personne qui a pratiqué la boxe française ?

Robert Paturel : Je me suis toujours intéressé à la partie « self-défense ». Je suis issu d’un quartier un peu difficile et à l’école, les choses étaient un peu compliquées. Mes frères faisaient de la boxe anglaise mais leur club a fermé quand j’ai voulu m’y inscrire. Dans le centre de Nanterre, il y avait un club de boxe française, ça représentait une demi-heure à pied pour y aller mais j’étais vraiment motivé ! Tellement motivé que j’ai fait mon premier combat après trois mois de salle et à l’époque, ce n’étaient pas des assauts mais du vrai combat. Je suis tombé sur un type de 30 ans, plus expérimenté que moi, j’ai passé mon temps à courir sur le ring mais j’ai surtout réussi à rester debout donc ils m’ont déclaré vainqueur même si, pour moi, ce n’était pas un combat gagné. C’était une première expérience.
Je me suis ensuite toujours intéressé à l’aspect défense car en boxe française on ne travaille pas au couteau ni avec des armes. J’ai commencé à travailler à la cane bien sûr, au bâton, puis à regarder du côté des arts martiaux avec l’époque Bruce Lee, et je suis rentré dans la police.
Les techniques de police sont issues d’un peu toutes les disciplines, notamment le jujitsu et l’on aborde toutes les techniques de menottage, contrainte, immobilisation, soumission.
En parallèle, j’enseignais la self-défense dans mon club de boxe une fois par semaine pour ceux qui ne se destinaient pas à la compétition et recherchaient juste un moyen de se défendre.
Avec mon copain Éric Quequet qui enseignait la savate-défense à la fédération de boxe française, on a beaucoup échangé puis il a fondé l’académie des arts de combat (ADAC). Lui, il avait la défense de rue, moi j’avais la boxe de rue et désormais il y a également ce que l’on appelle les armes de rue c’est-à-dire les armes par destination (une casquette, un parapluie, un sac…). Tout ce qui est improvisé.

Justement, imaginons que je sois un pratiquant de self-défense bien élevé avec un casier vierge mais que, pour me rassurer, j’emporte avec moi une lacrymo, un guardian-angel ou une petite matraque télescopique. Qu’en penses-tu sur le plan législatif et sur le plan pratique ?

Une chose est sûre, dans la moitié des cas d’agression à l’arme blanche qui se font sur Paris, il s’agit d’un gars qui a couteau sur soi « au cas où ». Pour une place de parking, il prend une baffe, il sort le couteau, il plante le mec. Ou alors c’est le petit jeune qui est emmerdé à l’école, il en a marre, il prend un couteau et le premier qui l’emmerde il le poignarde. On peut vite basculer du côté obscur à partir du moment où l’on porte une arme sur soi. Avoir un couteau quand on se retrouve en face d’un couteau, ça peut être intéressant mais le problème c’est que sous stress, les personnes vont escalader trop vite et planter tout de suite.
La lacry c’est moins-grave mais souvent les femmes mettent ça dans leur sac alors qu’il y a déjà un vrai foutoir, elle ont du mal à la sortir et, avec le stress, s’en foutent plein les doigts. Ensuite, elles vont gazer puis le type recule et du coup elles avancent pour gazer une deuxième fois et elles se retrouvent dans le premier nuage… Cependant ça peut être intéressant pour couvrir une fuite, même en voiture, ce serait plutôt l’usage que j’en ferais.
En ce qui concerne le bâton, j’ai travaillé en discothèque et l’on avait un nerf-de-bœuf. On n’a jamais eu le temps d’aller le chercher ! Quand ça partait, ça partait. On n’y pensait même pas en fait. C’est pour ça que l’idéal ça reste les deux mains et les deux pieds qu’on a toujours sur soi ainsi qu’un cerveau qui fonctionne.

Tu as parlé de self-défense mais considères-tu que le sport de combat ou l’art martial rejoint désormais la boxe de rue ?

Je ne sais pas si on peut parler d’art martial. La philosophie de la boxe de rue est la légitime défense, on essaie de ne pas trop sortir du cadre. Par exemple, je parle souvent de la garde d’apaisement. Quand on voit une vidéo où le type est dans cette posture, qu’il recule face à l’agresseur, disons qu’il prépare la suite. Si procès il y a, on pourra dire :
« Vous voyez, il a reculé, il a tout fait pour apaiser. »
Dans ce sens là, je pourrais dire que ça s’apparente au sens noble des arts martiaux, on n’utilise pas la force pour rien. Quand on dit « boxe de rue » on imagine tout de suite « gauche-droite » mais on apprend déjà aux gens à ne pas se retrouver dans une situation où ils doivent en venir aux mains.

Il y a donc tout un travail de prévention avant l’agression. On recherche la désescalade, la négociation et, in fine, si nécessaire, le combat.

Fracasser la mâchoire d’un mec parfois ça marchera et parfois ça ne marchera pas. La priorité, c’est de rentrer vivant chez toi. Donc il faut savoir mettre son égo dans sa poche et ne laisser personne derrière. Ça peut être une épouse, un enfant ou même porter secours à un passant ce qui ne signifie pas forcer aller au charbon, il suffit parfois de téléphoner à la police et de faire son devoir d’honnête citoyen.

Comme tu le disais, tu apprends aux gens à se défendre dans la rue mais il y a aussi une partie de l’enseignement qui consiste à identifier les menaces de la rue.

Exactement, ça consiste par exemple à s’habituer sur une agression à prendre des repères sur la personne avec le système d’Éric « CACHÉ Où » ( CACHÉ = Couleur, âge approximatif, corpulence, habillement, équipements. Où = direction de fuite). On travaille aussi beaucoup sur ce que l’on appelle la soumission active, notamment pour une chaîne de magasins de jouets qui se font braquer tous les ans à Noël. Les directeurs de ces enseignes sont un peu « baba-cool » et ne veulent pas être formés à la self-défense, ce qui ne sert de toutes façons à rien quand on se fait braquer. Ce qu’ils veulent, c’est que les gens soient moins traumatisés après un hold-up. On travaille donc sur le comportement dès que les mecs rentrent :
« On va vous donner l’argent, ne vous inquiétez pas. Ne faites pas de mal à mes employés ou mes clients… »
Mais pendant ce temps, on se branche en mode « combat » dans la tête parce qu’on va essayer de relever tout ce qu’on peut sur les personnes qui sont en train de braquer : physionomie, comment ils s’appellent entre eux, l’accent qu’ils ont… À partir du moment où l’on est réceptif à ces informations, on rouvre la case « réflexion » qui a été fermée suite à un coup de stress. On va emmagasiner des informations qu’il faudra restituer par la suite. À partir du moment où on n’est plus dans l’émotion mais qu’on enregistre des informations, on a l’impression d’avoir contribué à la résolution de l’affaire, de ne pas seulement avoir subi l’agression mais d’avoir eu un rôle actif dans la résolution. Et ça, ça permet par la suite, de limiter le traumatisme de la situation.

L’enseignement que tu dispenses permet également de différencier les profils d’agresseur ou de prédateur ?

De par le comportement en effet mais on travaille aussi sa propre posture pour ne pas prêter le flanc à une agression : une femme qui va marcher à petits pas, tête et jambes recourbées, pas trop sûre d’elle sont déjà des signes de faiblesse qui vont attirer les prédateurs. Et pour les mecs, c’est pareil ! Pourquoi est-ce que ce sont toujours les mêmes genres de types qui se font emmerder à l’école, dans la rue et toute la vie ? Ça peut se changer mais c’est très très dur pour certains. Je prends souvent l’exemple d’un copain qui est prof de karaté :
Il est au cinéma avec sa femme, derrière lui, il y a des jeunes qui font du bruit, qui foutent des coups de pieds dans les banquettes, il leur demande de se calmer, s’énerve, il hurle, ça ne marche pas, il change de place avec sa femme. Mais il n’est pas tranquille, il n’arrête pas de se retourner et à la sortie du cinéma, les jeunes sont là et comme il le dit, c’est sa femme qui gère la crise. Il a eu la trouille. Malgré le fait qu’il soit un très bon karatéka, il n’a jamais été capable de dominer une telle situation, il est rattrapé par ses peurs à chaque fois. Il s’est énervé par peur de ne pas se faire respecter, il aurait sûrement mieux fait de négocier gentiment… À partir du moment où tu te lèves en gueulant, il faut assumer derrière physiquement.
On ne sait jamais qui on a en face, on a souvent un petit bonhomme sur l’épaule droite qui dit « Vas-y défonce-les » et l’autre sur l’épaule gauche qui te souffle plutôt « Arrête, casse-toi. ». Chose qu’ont moins les femmes. La meilleure solution, le plus souvent, c’est de se barrer.

Se former à la self-défense, on le fait pour soi certes, mais est-ce que ce n’est pas aussi important de le faire pour les autres ?

Je dis toujours qu’on apprend à nager pour ne pas voir son gosse ou sa femme se noyer. Mes propos sont un peu primaires mais la première mission d’un mec ou d’une nana, c’est de pouvoir défendre sa famille. Si tu ne peux pas défendre ta famille, n’en fonde pas une ! Si tu n’es pas capable de défendre une femme, ne te met pas en couple.
Je demande souvent aux femmes qui font les stages avec moi :
« Sur un type qui vous prend à bras-le-corps, êtes-vous capable de lui planter le doigt dans l’œil jusqu’à la garde ? »
Elles font toutes la grimace et je leur dis que c’est regrettable car tout ce que je vais pouvoir leur enseigner ne servira à rien. Par contre quand je demande :
« Et si le type est en train de s’occuper d’un de tes gosses ? »
La réponse c’est :
« Je lui crève les deux yeux ! »
Et là il faut se poser la question, pourquoi elle ne peux pas le faire pour elle ? Depuis des siècles on fait croire aux femmes que c’est leur mec qui va les défendre mais il ne sera pas forcément là ou n’aura pas les couilles qui vont avec… Les seules femmes que je connaisse qui se sont sorties de situations pourries sont celles qui se sont défendues bec et ongles. C’est l’image du joli petit chaton de 500 grammes que tu prends dans les mains, il te mord, il te griffe et tu finis par le lâcher !
Ensuite, je considère qu’il faut beaucoup plus de courage pour une femme seule qui élève ses quatre gosses alors que le type s’est barré plutôt que pour aller se battre au coin de la rue. Les femmes, au niveau du courage, elles n’ont rien à nous envier.

Tout ces principes sont donc désormais enseignés à l’ADAC qui compte de nombreux clubs en France mais on y trouve aussi des formations aux premiers secours.

C’est un plan très important comme on a pu le voir avec les attentats à Paris, être capable de porter secours et de sauver la vie de quelqu’un est d’une importance capitale. L’enseignement de l’Académie des Arts de Combat est donc vraiment complet et d’autres disciplines sont de plus en plus intéressées par le discours que l’on tient. J’anime beaucoup de stages dans les clubs de Krav Maga et ils rejoignent souvent cette philosophie de gérer l’amont et l’aval de l’agression.

Que répondre aux gens qui pensent que pratiquer la self-défense est réservé aux personnes violentes ?

Il faut leur expliquer que le policier arrivera un peu tard. Il faut leur expliquer que la self ce sont aussi tout un tas de choses à mettre en place pour éviter d’envenimer une situation : ne pas se pavaner avec un portable à 800€, gérer la négociation même pour une fille, quand un mec lance « T’es bonne », tu peux peux dire merci, un sourire mais tu continues ta route sans t’embarquer dans une embrouille qui ne servira à rien. On a vu l’agression filmée d’une fille en terrasse : le type l’aborde une première fois, elle l’envoie chier alors il se barre mais quelques instants après, il renvient et lui en colle une plutôt sévère. L’idéal aurait peut-être été de négocier, d’éviter d’envenimer et le gars ne serait pas revenu.

N’as-tu pas l’impression que, de nos jours, celui qui aura cherché à se défendre sera parfois plus embêté sur le plan juridique que la personne ayant déclenché la situation ?

Encore une fois, tout dépend de la façon dont a été gérée l’agression en amont : Qu’est-ce que je dis ? Est-ce que je recule ? Est-ce que je mets mes mains en apaisement ? Est-ce qu’il y a des témoins ? Est-ce qu’ils filment ? S’il n’y a pas le choix, il faut aller au front. Ensuite, tout expliquer à la police, la vérité, toujours la même histoire sans rien occulter. Tout décrire pour avoir la conscience tranquille. Cependant, je dis toujours qu’il vaut mieux être jugé par douze que porté par six.

Cette soif d’enseigner la self-défense, est-ce un moyen de faire le lien entre ta vie au Raid et ta vie civile ?

Au départ, c’était juste par plaisir. Je suis très occupé entre le bricolage et les chevaux à la maison mais je ne me voyais pas rien faire à la retraite. Une petite formation par-ci par-là et à chaque stage, les gars veulent que je revienne et il y a toujours d’autres clubs qui veulent de nouvelles formations. À l’étranger aussi, notamment en Chine en lien avec les arts-martiaux. J’ai toujours été un électron libre en tant que formateur chez l’ADAC et hors-ADAC, je ne rends de compte à personne.

En dehors de toutes ces activités, tu as eu l’occasion d’écrire quelques livres.

J’ai écris 6 livres en tout, je ne sais pas où j’ai trouvé le temps. Pour le sujet qui nous préoccupe, le livre « Boxe de rue : tome 1 » a été écrit avec Éric Quequet, c’est une approche complète sur l’observation, le comportement, la posture avec intervention d’un médecin, d’un avocat, d’un OPJ… Le tome 2 est plus focalisé sur la survie (notamment attaque au couteau) avec intervention de David Manise notamment.
« Le guide du kid » est destiné aux enfants et ados à partir de 10 ans. L’idée m’est venue en voyant un cours de « kid training » en Savoie par des moniteurs de l’ADAC : on forme des gamins au harcèlement scolaire, à la législation, comment porter secours à un copain agressé, tout ça sous forme ludique. Avec Pascal Bitot-Panelli, on s’est partagé le boulot. Ce livre est destiné aux gosses mais il faut que les parents le lise avant pour en discuter avec l’enfant. On y parle aussi bien de la pédophilie que de la radicalisation.

Un livre à recommander ou un conseil à dispenser à quelqu’un qui veut débuter la self-défense ?

Le livre d’Éric Quequet sur la savate-défense est vraiment super. Ensuite je conseille à tous mes élèves d’aller voir ailleurs : des gens de toutes les disciplines pour pouvoir ensuite faire un choix éclairé. C’est important de ne pas rester cantonné à une seule pratique.
Ensuite, pour apprendre, j’enverrais les gens à l’ADAC bien sûr. Mais, des clubs ADAC, il n’y en a pas partout, du coup j’envoie les gens aussi vers le Krav Maga car ça a le mérite d’être simpliste ! Des gestes simples faciles à assimiler. Et sinon, une bonne boxe anglaise.
En revanche, rien ne remplace les formations en négociation et en analyse. Mais il y aussi l’expérience… Apprendre à identifier des comportements… Ce que j’appelle le « code de la rue », le leader qu’on identifie tout de suite, les autres qui parlent pas, cet espèce d’instinct animal qui se réveille en nous, on ne l’apprend que par nous-même avec l’expérience malheureusement…

Un dernier mot ?

Oui ! Que les gens n’écoutent pas ces journalistes de bas-étage qui disent que je suis d’extrême-droite. J’ai toujours été trop libre pour appartenir à un quelconque groupuscule obscur ou un parti politique. Mais dès que j’ai un micro sous le nez, je dis des choses qui ne plaisent pas à certaines personnes bien-pensantes des milieux parisiens… C’est dommage car j’ai des idées vraiment de gauche que j’aimerais faire partager pour favoriser l’accès au sport et à la nature.

KINGKONGRAIDER1960
Comprendre la « Boxe rue » avec le regard du psychophysiologique…

Par Franck Martini.
Professeur Agrégé, Doctorant en Leadership des unités professionnelles efficaces (Université d’Aix Marseille, laboratoire Ergape), Diplômé de troisième cycle universitaire en neurobiologie et psychophysiologie des activités motrices complexes (Laboratoire de physique de L’Hôpital de la Timone à Marseille), BEES 2 de boxe Française, BEES2 de Boxe Anglaise, BE de musculation (BEAECPC), entraîneur et préparateur d’athlètes de haut niveau, a combattu dans plusieurs disciplines.

Il est toujours satisfaisant de chercher à comprendre les tenants et les aboutissants d’un travail que l’on mène sur soi. Je vais tenter d’expliquer simplement ce qui se passe en termes de neurobiologie lorsque l’on cherche à s’adapter à une situation imprévisible. Le contexte de la « boxe de rue » développé par Robert Paturel est un excellent prétexte pour développer ces données : la passion pour la compréhension des phénomènes humains qui l’anime a forcément croisé la mienne qui cherchait à structurer les qualités des leaders charismatiques au sein des groupes d’intervention françaises. Ce qu’il est. De toute évidence.
Je lui apporte ici ma maigre contribution pour le remercier de la sienne…

Une méthodologie intelligemment structurée…
La structuration logique de la « Boxe de rue » tisse des liens étroits entre les déterminants de l’action de défense critique, la perception sensible affective et visuelle de l’action et la prise de décision. En cela, le travail rigoureux élaboré par Robert Paturel reste un contexte privilégié d’expérimentation des processus psychophysiologiques qui permettent de traverser la distance qui sépare l’action réflexe et subie,  de celle des réels apprentissages adaptés et mesurés. Je vous propose de m’accompagner avec le regard du psychophysiologique dans l’analyse de ses propositions, intelligente synthèse des méthodologies actuelles et que j’estime être la plus fiable actuellement sur le terrain critique de l’agression corporelle.

Stress et lucidité : savoir gérer l’avant-agression.
Si vous ressentez que vous allez faire l’objet d’une agression imminente, et que vous n’avez pas une grande expérience de la chose, en règle générale, votre activité tonique va augmenter (1). En effet, le stress va contraindre votre système nerveux central à agir fortement sur des capteurs placés au cœur de vos muscles (les fuseaux neuromusculaires) en mettant vos muscles en précontrainte (2). Mais, à la différence de la préparation physique et mentale de la compétition sportive, le stress ici ne vous rend pas plus rapide. Pourquoi ? Parce que vous ne savez pas comment va agir l’autre et surtout comment vous allez pouvoir réagir dans le contexte perçu de risque ! C’est cette ignorance globale qui imprime en vous une angoisse sourde capable à la fois de paralyser globalement certaines parties de votre corps, de brouiller les aptitudes du cerveau et d’augmenter le coût en énergie nerveuse de chaque action (3). Cette angoisse qui a été une des origines de notre survie au cours des siècles en nous faisant opter pour la fuite devant le danger ou l’anticipation, peut aussi s’avérer un obstacle majeur au maintien de notre intégrité lorsque celle-ci n’est pas rendue possible pour des raisons matérielles, physiologiques, morales ou intellectuelles.



Garder la main en distribuant les rôles…
C’est à ce moment là que Robert Paturel choisi de structurer une posture d’apaisement (4) et un échange verbal capables de calmer l’agresseur potentiel et de distribuer clairement les rôles au regard du législateur (caricaturalement : le bon et le méchant). Le déplacement et l’attitude induite vont alors détendre votre organisme : vous agissez, vous vous déplacez pour sortir de l’axe ou pour garder une distance de sécurité…vous subissez moins et vous vous donnez du temps. A partir de là, le cerveau peut davantage chercher à analyser les données de la situation. Comment ? En ré oxygénant ses propres tissus, c’est à dire en se forçant à inspirer mais surtout à expirer plus longuement. Cette expiration va opérer une sédation de l’activité qui tonifie vos muscles et va agir en relâchant sensiblement vos tensions, vous ouvrant de plus grandes possibilités de réaction et surtout, en augmentant ce qui doit rester le plus actif  chez vous : votre lucidité.

Fonction de la répétition à l’entraînement : structurer l’univers hostile.
Toutefois, la mise en mouvement et une respiration mieux contrôlée ne vont pas suffire à sortir de la situation de risque potentiel. Ce serait trop beau. Pour cela, il est impératif, après la distribution des rôles, d’opérer la structuration de l’univers hostile. Celui-ci ne peut se réaliser que par l’entraînement, c’est à dire la confrontation à des situations similaires « euphémisées » et le travail varié et répétitif en « Boxe de rue ».
Ce passage obligé permettra de « coder » les informations c’est à dire, non plus de les accepter et de les subir en vrac, mais de leur accorder plus ou moins d’importance. En clair de les hiérarchiser ! Puis d’aller à la source afin de prélever les plus utiles. Qu’est ce qui est important et qu’est de ce qui est accessoire sont des questionnements qui ne peuvent pas se poser le jour critique ! Il faut avoir anticipé sur ce qu’il est important de faire pour devenir le plus efficace possible dans cette recherche, c’est à dire, aller là où les éléments clés résident.
Où faut-il donc regarder pour prélever les indices déterminants qui vont me permettre d’effectuer les choix les plus judicieux en situation critique en fonction de qui je suis et de ce que je peux faire ? Si la fonction visuelle apparaît ici prédominante, cela reste une fausse impression car nous sommes à ce moment de l’agression, dans une phase que Robert Paturel appelle un « Effet Tunnel » qui réduit nos possibilités de prélèvement d’informations utiles. L’affectivité qui nous envahit et agit sur nos sens, agglomère en magma insondable nos ressentis multiples en déformant notre appréhension de l’extérieur et de nous mêmes.

Un double système visuel à exploiter.
Dans la masse d’informations (5) qui affluent en vrac, se superposant et s’impactant dans notre système nerveux central et périphérique, nous exploitons en premier lieu notre vision. Pourquoi ? Parce qu’elle permet de déclencher une réaction de base bien plus rapidement que la stimulation  de tous les autres sens (visuel, kinesthésique etc.). La vision est composée en fait d’un double système interdépendant structuré pour répondre aux questions : quoi et où ? La vision focale (6) a la charge de percevoir les caractéristiques précises, les détails  de ce que l’on regarde. En revanche c’est la vision périphérique (7) qui assure le repérage dans l’espace que ce que l’on regarde.
Aussi lorsque Robert Paturel insiste sur le fait de percevoir les mouvements de la main dans le dos de l’agresseur pour déclencher une repoussée défensive éventuelle de celui-ci (8) et un dégagement, la recherche d’informations visuelle s’opère par saccades oculaires qui balaient les zones précises des bras et de l’angle bras-corps. Cette recherche furtive s’opère au départ grâce à la vision focale qui mobilise beaucoup d’attention. Mais plus vous allez être expert dans ce travail en intégrant le travail en « Boxe de rue », moins vous aurez besoin d’exploiter cette « fovéalisation »  du regard : vous exploiterez alors une vision bien plus large et plus globale qui va vous offrir des perspectives plus vastes de la représentation mentale de la situation du risque. Ce conditionnement va vous extraire en grande partie de l’ « Effet Tunnel », parce que, malgré le danger, vous pouvez donner une signification à ce qu’il se passe et vous savez comment, pourquoi et où vous vous positionnez vis à vis de l’autre. Non seulement vous allez commencer à prendre la main sur la situation mais vous allez pouvoir commencer à envisager la sortie de l’agression (avant même qu’elle ne commence) en identifiant le contexte social autour, la « géolocalisation » des protections matérielles et particulièrement des issues possibles…

La prédominance de la vision périphérique chez l’expert…
L’interdépendance des deux systèmes n’est donc pas structurée pour fonctionner systématiquement en hiérarchie progressive, c’est à dire du niveau central vers la périphérie. Comme dans d’autres situations critiques (9), c’est le système périphérique qui va être pilote de l’action car il autorise des vitesses d’intervention bien plus rapides que ne peuvent l’être celles de la vision centrale. 
L’expert en « Boxe de rue » va donc surexploiter sa vision périphérique en l’éduquant, en la stimulant régulièrement, ce qui va agrandir d’autant son champ visuel potentiel. Pourquoi ? Parce que la vision latérale « géolocalise » les individus en mouvement, même si on ne perçoit quasiment aucun détails de ceux-ci. Et surtout, elle surexploite notre vitesse de réaction nerveuse ! Lorsque l’on est pris de court par une attaque au couteau au flanc, de bas en haut, Robert Paturel défend par exemple une option de travail de contre, à trois actions simultanée : le blocage du bras qui porte le couteau, le retrait de son propre corps et la frappe au visage de l’agresseur. Fort d’une longue expérience et du visionnage de vidéos surveillance, il a parfaitement intégré que le temps requis pour agir est extrêmement limité face au risque de réagir trop tard ou de rater son intervention si elle est trop complexe. Alors comment Robert Paturel pense-t-il qu’il est possible de réaliser trois actions simultanées sur une agression subite ?

Anticiper c’est faire immédiatement ce qui doit être fait plus tard…
L’option en actions simultanées n’est possible que grâce à l’éducation de la vision périphérique dans le travail répété d’automatisation en situation similaire d’apprentissage ! Il faut travailler à plusieurs et répéter, répéter des situations génériques d’agression au couteau de simulation (10) sachant qu’il n’existe pas de méthode magique, il n’y a que des adaptations les plus logiques possible et du travail pour les intégrer. Comment cela se passe ? Premièrement la vision périphérique reste une fonction d’alerte qui va vous permettre de repérer rapidement les mouvements détectés par les zones les plus externes de votre champ visuel. Ensuite, c’est l’apprentissage régulier en « Défense de rue » qui autorise la réaction rapide et appropriée en donnant du sens au mouvement pour lancer le programme (11) du déclenchement de la réaction à trois actions simultanées. Dès qu’un mouvement du bras vers le dos, ou vers soi de bas en haut est détecté dans le champ large de la vision, elle agit en mode automatique et lance le triple déclenchement de défense pour le second.

Agrandir sa vision et faire des liens pour construire du sens…
On a scientifiquement identifié que des exercices où la vision périphérique est obligatoire stimulent et développent la largeur du champ visuel. C’est le cas des plus grands joueurs de sports collectifs qui sont capables de « voir dans leur dos », c’est à dire non seulement de détecter des événements latéralement très éloignés et fugitifs, mais encore de tisser des liens entre eux pour structurer le sens de la situation ! A partir de cet enchevêtrement d’informations, ils recomposent instantanément les possibles de la situation et opèrent des choix de jeu plus rapidement que les autres…et plus judicieusement. Zinedine Zidane donnait ainsi l’impression d’être trop en avance sur ses camarades de jeu en équipe de France… et pour cause ! Sa vision du jeu supplantait toutes celles des autres et conservait plusieurs coups d’avance grâce au développement de cette qualité permettant certainement d’en compenser d’autres, typiquement plus physiques, qu’il ne possédait qu’imparfaitement. En combat, nous avons souvent une impression similaire : les Sylla, Pennachio, Madani et autres sont des anticipateurs de génie qui prenait de l’avance en opérant des choix avant que ceux-ci ne deviennent impératifs. En « boxe de rue » comme à chaque époque et en tous lieux où l’action est rapide et imprévisible, gagner du temps reste une condition importante…

Shunter la vision centrale et passer par la moelle épinière…
Comment gagner encore plus de temps ? On a scientifiquement très bien identifié que certaines réponses automatiques ne passent plus par le système nerveux central, c’est à dire que le cerveau ne traite plus les informations pour envoyer un ordre de réaction : en situation de crise, ce processus serait bien trop couteux en temps et mettrait en danger l’individu. L’enseignement en « boxe de rue », par la contextualisation des techniques en situation d’opposition, rend plus « familière » la situation d’agression. L’objectif est de décomposer le contexte, de ne moins ressentir un environnement pesant d’incertitudes et dense d’informations parvenant en vrac. Ici, vous devenez davantage acteur et vous composez vous même les conditions de la situation, même si vous ne l’avez pas conçue au départ : chercher à désamorcer, se déplacer hors de l’axe, garder une distance de protection, se protéger tout en parlant pour commencer à agir sur l’autre, repérer les éventuels autres agresseurs potentiels, les aides, les issues possibles, le contexte général, les intentions probables etc. Votre capacité à composer le puzzle de la situation augmente avec votre expérience des situations. Et pour peu que le jeu ne devienne davantage sensible grâce aux couteaux de simulations (12), l’expérience se densifie d’une crédibilité plus authentique. Ce travail récurrent implique que des trajectoires d’influx nerveux vont être privilégiées et que les temps de trajets vont être raccourcis. Le système sait désormais ce qu’il faut faire et comment. Vous ressentez intiment ce qu’il fait faire et comment. Le temps des choix et des analyses se shunte car vous savez automatiquement à quoi correspond une situation par rapport à une autre. Non pas en détails mais votre cerveau devient capable de catégoriser les situations et de faire le lien : il lance des processus automatiques par grande catégories de situations… il gagne du temps ! Il vous prépare à la survie en vous pilotant de manière automatique. Pour se sauver le cerveau choisit des modes de travail où il se dépossède de son propre pouvoir pour le déléguer à la moelle épinière, plus réactive. Pourquoi ? Pour gagner du temps, encore et encore !… C’est un des secrets  fondamentaux des processus de survie. Anticiper et automatiser pour avoir plus de temps pour réagir. Et survivre.


Prélever l’information du distal au proximal, pour aller encore plus vite…
Nous avons vu que le cerveau est capable de catégoriser des types d’actions (ici agressives), mais il est capable aussi d’apporter une réponse automatique globale là où il n’y aura pas besoin de rechercher précisément les détails qui caractérisent l’attaque. Allez en stage Robert Paturel et regardez-le exposer par exemple son système de défense à partir de blocages du pied sur des attaques de jambes d’un agresseur : c’est assez extraordinaire de le voir exposer l’exercice, s’adresser directement aux stagiaires tout en contrant son agresseur sans jamais qu’il ne le regarde précisément ! A cet instant, son cerveau sait que des coups de pieds vont lui être asséné et il déclenche en mouvement des automatismes de blocage sans que jamais les processus de décision ne passent par le système nerveux central. C’est un arc réflexe action-réaction immédiate. Et pour détecter un mouvement rien de plus aisé pour un expert que de le faire grâce à la vision périphérique puisque on sait maintenant qu’elle est plus active que la centrale à ce niveau ! Son cerveau a parfaitement compris ce qu’il se passe et il n’est nul besoin d’activer la vision centrale pour prélever des détails sur le coup de pied. Quelle importance au regard de la survie ? Il faut stopper le coup. Point. Le reste est accessoire…
Mais plus encore : l’expérience va permettre de prendre des informations au niveau proximal du corps de l’autre, c’est à dire son buste et les incidences de son centre de gravité ainsi que la répartition de ses masses. Ce ne sont plus alors les extrémités des membres supérieurs qui deviennent la cible de l’attention, ni l’objet que tient l’agresseur, ni les mains. Peu importe que l’attaquant empoigne un couteau ou un tournevis, l’objectif est de bloquer l’individu avant qu’il ne saisisse son arme, ou de bloquer son membre armé, d’extraire la cible potentielle et de se dégager ou de maitriser le forcené. L’expert en « Boxe de rue », à partir du positionnement du corps peut anticiper le type de coup possible : si le buste de l’agresseur est incliné en arrière au départ, celui-ci va devoir créer une accélération en avant pour attaquer, il faudra donc par exemple, et selon la situation, le stopper dans l’axe et fortement dès le départ. En figeant ses bras pour le repousser lorsqu’il saisi son arme, en bloquant le bras de frappe ou en le bloquant de loin. Si le corps est penché en avant, il sera plus judicieux de reculer pour se dégager facilement puisque son organisation ne permettra pas d’être efficace sur une action explosive vers l’avant, de prendre un peu d’espace pour mieux le bloquer ou de se désaxer. Si l’attaquant est de profil, il sera utile de se déplacer dans son dos puisque sa réorientation des appuis afin d’être efficace en frappe va lui faire perdre un temps qui va nous être exploitable etc.
L’entraînement structure tout ce système de valeurs à donner à l’action potentielle et celui-ci se constitue quasiment à l’insu de celui qui travaille en « Boxe de rue ». Mais il est réel et relève d’une construction neurobiologique concrète qui s’inscrit dans la chair de l’individu : des trajets nerveux sont construits, activés, rappelés lors des apprentissages et convoqués lors des situations de crise. Ceci afin d’accélérer les actions de survie. L’apprentissage n’est donc pas une donnée théorique : c’est le résultat observable d’un comportement. Quand on a appris on est capable de faire ceci ou de faire cela.
A ce titre, la formation en « Boxe de rue » valide des compétences, c’est à dire des capacités à faire, et s’inscrit dans une logique actuelle d’apprentissage concret.

Gagner du temps en codant du temps… l’ultime étape de l’expert.
Comment savoir à partir de quand je suis en danger sur une attaque au couteau ? Robert Paturel expose volontiers dans les formations en « Boxe de rue » des données métriques. Et pour cause, elles sont les seules capables de donner une estimation fiable aux non-experts. Ainsi, sur une attaque rectiligne au couteau, un policier se situe à une distance dite de sécurité à partir de 7 mètres ; à la condition qu’il se déplace durant l’attaque en arc de cercle et qu’il puisse sortir son arme durant ce trajet ! A défaut, il sera touché bien avant de sortir son arme par un forcené sur motivé. Cette notion de 7 mètres relève de l’anticipation prédictive. Nous pouvons prédire que globalement un agresseur en 6 ou 7 pas peut fondre sur nous avec un objet létal. 
Un autre niveau, plus intégré à la dynamique de l’action relève de l’anticipation déductive : en fonction de la vitesse des actions, de la mobilité, on est capable de coder de la distance par du temps. La façon de se mouvoir permet de deviner les capacités d’action de l’autre dans l’espace. A ce titre, et avec les réserves de rigueur,  un individu aviné apparaîtra bien moins dangereux en terme de vitesse d’action qu’un autre agresseur sous amphétamines.

L’effet de surprise accentué…
Le système de codage du temps utile pour accorder une valeur à la distance d’affrontement potentielle est aussi une aide intéressante pour intervenir sur un agresseur non armé. Une gestuelle lente et apaisante telle que celle préconisée par Robert Paturel afin de désamorcer la tension, imprimera dans le système nerveux de l’agresseur et à son insu, le codage d’une vitesse d’action typique. Si les velléités augmentent, et qu’une intervention devient nécessaire, la vitesse d’action maximale avec laquelle vous le ferez sera en décalage complet (13) avec celle qui pouvait être attendue par l’autre. Elle sera d’une efficacité augmentée par son « effet de surprise accentué », bien supérieur à l’effet de surprise simple, qui exerce sans le codage préalable imprimé par l’autre d’un temps d’action possible… A ce sujet, Robert Paturel invoque volontiers la recherche d’une non utilisation rationnelle des appuis pour accentuer la frappe. Il préconise une frappe défensive segmentaire, non lisible à partir des indicateurs classiques du combat. Ici on ne frappe pas à partir d’indicateurs proximaux de charge d’appuis, d’élan etc. On frappe distalement, avec les bras seuls par exemple. De manière neutre et explosive. En mettant l‘accent sur la vitesse d’action et un temps réduit de contact. Ceci, afin de ne pas stimuler les automatismes ou les réflexes de protection de l’autre ou de préhension possible en retour…
Cette gestion du temps lié à l’exploitation du système visuel génère alors chez l’expert des niveaux d’intervention optimaux ; en regardant vers le bas pour ne pas donner d’indication d’intérêt, tout en restant attentif en vision périphérique et en adoptant une gestuelle douce et apaisante, l’agressé sera en mesure d’être bien plus performant dans son intervention : une feinte attirera la vision focale de l’agresseur en détournant son attention. Puisqu’on sait qu’à partir d’une surface importante projetée sur la rétine, une un réflexe de protection inné est généré (14) ce phénomène pourra largement être exploité et avoir un effet salvateur en situation de crise (feinte et fuite).

La « Boxe de rue », pratique citoyenne engagée.
L’objectif reste donc qu’avec un entraînement bien pensé, progressif et adapté, il soit possible de se positionner en tant que citoyen capable de désamorcer une situation de crise et de porter secours intelligemment à un individu agressé, ceci dans le respect du droit et de l’intégrité de chacun. 
Robert Paturel reste à ce jour en France, un des formateurs les plus investis dans cette tâche. Témoin en sont les demandes régulières de formation issues des unités policières et  de protection parmi les plus performantes du monde.
A ce titre, son expérience d’intervenant, de négociateur et de formateur au RAID, unité d’élite s’il en est, reste un des gages les plus respectés de sa compétence et de la valeur de son enseignement. 
Mais après, bien après ses propres qualités humaines…
Franck Martini.

1-Corollairement à votre fréquence cardiaque et vote ventilation
2-via la boucle Gamma, câblage qui arrive au fuseau et qui shunte la contraction réflexe
3-syndrome des « jambes coupées » lié au stress
4-la posture d’apaisement en « Défense de rue » : mains ouvertes, coudes près du corps, tête rentrée jambes fléchies et pieds décalés
5-qui sont à la fois internes en provenance du corps et externes en provenance et/ou prélevées à l’extérieur de l’organisme
6-appelée aussi vision centrale est composée des cellules en cônes de la rétine permet de voir les couleurs et les détails précis
7-avec les cellules en bâtonnets de la rétine
8-lors de la présence induite d’un couteau
9-par exemple lorsqu’une une voiture provient rapidement sur votre côté lors d’un manœuvre en automobile
10-Charles Joussot a développé des armes factices à couleurs et densités différentes qui sont particulièrement intéressantes à utiliser dans cette optique
11-la répétition à partir de la détection d’indices précis fait que la réaction est plus raide. Les circuits nerveux de réactions simultanées sont souvent exploités donc très sensibles. La situation parvient à les « lancer » beaucoup plus rapidement que lors des adaptations non préparées
12-le champ visuel est analysé et identifié sur un livret sportif lors du contrôle médical pour les combattants qui désirent s’engager en compétition sportive.
13-On appelle ça la dissonance, c’est à dire un écart important entre ce qui est attendu et ce qui est réel.
14-Attention, les combattant de haut niveau ont appris à débrancher ces réflexes innés de protection.